CANADA : la Cour suprême alerte sur les risques de l’IA pour la justice
L’intelligence artificielle s’impose désormais dans le paysage judiciaire canadien, suscitant à la fois des espoirs et des préoccupations. Lors de sa conférence de presse annuelle le 09 juin 2026, le juge en chef de la Cour suprême du Canada, Richard Wagner a souligné la nécessité pour les tribunaux de s’adapter à cette transformation technologique tout en préservant la confiance du public.
L’un des principaux risques concerne les « hallucinations » de l’IA, notamment la génération de décisions ou de références juridiques inexistantes. Dans un système où la fiabilité de l’information est essentielle, ces erreurs peuvent avoir des conséquences importantes sur l’administration de la justice.
La Cour estime toutefois que l’IA peut également contribuer à améliorer l’accès à la justice et l’efficacité des tribunaux. Son intégration doit néanmoins s’accompagner de discernement, de ressources et de nouvelles compétences pour les professionnels de la justice.
Pour la Cour suprême, l’enjeu est désormais de tirer parti des possibilités offertes par l’IA sans compromettre les principes fondamentaux du système judiciaire, notamment l’exactitude de l’information, l’indépendance des tribunaux et la confiance des citoyens.